Etude d’un article scientifique : Freud, Castoriadis, l’intellect et l’imaginaire

par amandinetondino

A la supériorité de l’intellect sur l’imaginaire, développée en psychanalyse par Freud notamment, divers auteurs choisissent de valoriser ce dernier.

L’article de Jacques Natanson, « Le rêve éveillé, la psychanalyse et l’imaginaire dans la culture occidentale », accessible via Cairn, propose une analyse étoffée des propos de Freud, et plus légère de ceux Bachelard ou encore Sartre que nous ne détaillerons pas ici, au profit de sa réflexion sur Castoriadis, le philosophe, sociologue et psychanalyste à l’origine du concept de l’Enchantement-Deuil. Castoriadis, loin de dévaloriser l’imaginaire,  ou encore de réduire le rôle de l’image au profit du réel, voit toute représentation comme une représentation de soi liée à un plaisir irréalisable car narcissique. Donc, pour le réaliser, l’altérité, l’autre est primordial mais peut avoir une influence bénéfique ou inversement maléfique. Dans un monde, tel que le notre selon Castoriadis, où l’autre est dénué de puissance imaginaire, elle sera mauvaise alors que dans un système avec des institutions raisonnées (je ne détaillerai pas ce propos, détaillé sur un autre article de Matuccelli : Cairn) elle sera bonne.

On retrouve ici l’ambivalence du propos de Castoriadis qui joue avec les oppositions, comme au sein du concept d’Enchantement-Deuil : A l’image du « pharmakon », à la fois poison et remède pour les grecs antiques, il porte en lui oppositions, contradictions.