Dead Can Dance

par eloise06

Lisa Gerrard et Brendan Perry, les deux membres fondateurs de DCD

Dead can dance est un groupe de musique fondé par Lisa Gerrard et Brendan Perry en 1981 à Melbourne.

Les deux membres fondateurs ont développé leur propre univers, évoluant de la cold wave originelle vers des musiques d’inspiration liturgiques et médiévales aux sonorités incantatoires voire magiques, avant d’aboutir à une musique plus folklorique aux emprunts nord-africains, sud-américains ou asiatiques.

Ce groupe, aux aspirations diverses et mondialement connu entre directement dans notre concept d’enchantement-deuil. En effet, DCD (compression révélatrice du nom du groupe) a suivi une carrière ne pouvant être classée dans aucuns genres précis, voguant entre des thèmes et des sonorités tour à tour gothiques, abordant la mort, des thèmes liturgiques, invoquant des rituels et le monde médiéval et enfin des sonorités du monde, célébrant la vie et la nature. Nous pouvons en cela affirmer que ce groupe a abordé les deux entités de notre concept: l’enchantement et le deuil. Ces deux antipodes faisant partis de la vie elle-même, de son paradoxe et de sa dualité,  le groupe les a tous les deux encensés et mis en musique agréablement.

Leurs albums peuvent chacun témoigner de la présence à la fois du mortuaire, du deuil, et de l’enchantement, de la foi en l’homme et en sa révélation. Ainsi, les chansons portent des noms reprenant le thème de l’ascension et de la chute, des thèmes baudelairiens (leur album Spleen and Ideal fait référence au texte éponyme du poète), ainsi que des thèmes liés à la nature, notre retour aux sources. Le groupe a le mérite de nous faire voyager tour à tour au centre de la terre, dans notre tombeau, tout en nous faisant aspirer à la vie, à l’enchantement de l’homme par la nature.

la voix de la chanteuse Lisa Gerrard sert directement cette cause. L’artiste, pouvant aller des sons les plus aigus aux sons les plus graves, joue sur cette dualité pour créer des atmosphères dignes de l’enchantement et du deuil. La musique se part alors d’un voile cristallin évoquant la vie et la magie, ou bien d’un voile sombre et grave, évoquant les sous-baissements de la terre et ses méandres.

Quelques liens sur le groupe:

DCD sur scène