Pierre Soulages

par eloise06

Pierre Soulages est né le 24 Décembre 1919 à Rodez.

Très jeune il est attiré par l’art roman et la préhistoire. Il commence à peindre dans cette province isolée que n’ont pas pénétré les courants artistiques contemporains. A 18 ans, il se rend à Paris pour préparer le professorat de dessin et le concours d’entrée à l’Ecole Nationale supérieure des Beaux-Arts. Il y est admis mais convaincu de la médiocrité de l’enseignement qu’on y reçoit refuse d’y entrer et repart aussitôt pour Rodez. Pendant ce bref séjour à Paris il fréquente le musée du Louvre, il voit des expositions de Cézanne et Picasso qui sont pour lui des révélations.

En 1979, il Expose au Centre Georges Pompidou ses premières peintures monopigmentaires fondées sur la réflexion de la lumière par les états de surface du noir. Cette lumière picturale naissant de la différence entre deux obscurités porte en elle un grand pouvoir d’émotion et de grandes possibilités de développement, on l’appellera plus tard « noir-lumière » et « outrenoir ».

source: Le site de Pierre Soulages

Pierre Soulages, artiste mettant au cœur de son questionnement les perceptions individuelles des spectateurs, entre directement dans le concept d’enchantement-deuil. En effet, par l’interaction spectateur/œuvre qui n’est pas évidente mais nécessaire à l’existence des peintures de Soulages, l’artiste interroge notre individualité et nous force à plonger dans l’univers de l’œuvre. Ainsi, bien que celle-ci soit vue différemment selon le spectateur, et donc personnelle et personnalisable, elle s’impose à nous et propose un monde où l’homme s’abolit, au profit d’un inconscient sans couleurs mais profond, qui renouvelle les codes préexistants. Les deux notions du concept d’enchantement-deuil sont présentes:

– à la fois l’abolition de l’homme face à l’œuvre, qui représente tout un monde en elle-même, un monde qui surpasse le spectateur et le désoriente (ici l’utilisation de la non couleur, le noir, fini d’abolir la vision sensorielle souvent dominée par les couleurs, ce qui nous donne certains repères).

– L’enchantement, dû ici au fait que l’œuvre est vue d’un point de vu unique selon l’endroit où se place le spectateur et qui est donc propre à chacun, nous illuminant tous et nous touchant dans notre intériorité la plus personnelle et primitive. L’œuvre nous touche par deux biais: par sa prégnance sur nous, comme toute autre œuvre d’art, mais aussi par le fait que son illumination est tributaire de l’emplacement duquel la regarde le spectateur, ce qui la rend très personnelle à chacun.

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