« Sainte Madeleine repentante » de De la Tour

par lesespritsexaltesdutd3

Madeleine ressent l’Enchantement-Deuil, fascinée par l’émulation entre deux mondes antagonistes: la bougie et son reflet.

« Etre éternel par refus de vouloir durer » scandaient, furieux, les poètes du Grand Jeu: l’impermanence  de la bougie condamne éternellement toute l’humanité (c’est le message de la vanité); Mais si la représentation de la bougie inscrit en nous un memento mori, la représentation du reflet de la bougie offre à l’esprit la perspective de l’infini, précisément parceque le miroir, par sa fonction réfléchissante, réverse la perspective: en effet il y a là une guerre sans espoir de paçification, le miroir faisant le contrepoint du réel. Ici la vanité n’attaque pas seulement le spectateur, elle attaque le monde, l’art déréalise le monde.

L’art ennemi du monde: c’est cette constatation qui crée l’Enchantement-Deuil. Et au sein de cette guerre, le spectateur, dont la condition est si bien incarnée par  Madeleine, le spectateur est perdu, dans l’aporie, car l’art, déréalisant le monde, nous renMadeleine pénitented notre nature apatride. Roulement de tambour.